Arturo Ripstein : un passeur postmoderne. Zoom sur La perdición de los hombres (2000)
Le cinéaste Arturo Ripstein peut à bien des égards être considéré comme un passeur. En tant qu’artiste postmoderne, il a su au long de sa carrière prolifique revisiter la tradition cinématographique mexicaine, en proposant de nouvelles versions de grands classiques, ou en subvertissant les codes du...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/amerika, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Udgivet: |
Amerika
2016
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Le cinéaste Arturo Ripstein peut à bien des égards être considéré comme un passeur. En tant qu’artiste postmoderne, il a su au long de sa carrière prolifique revisiter la tradition cinématographique mexicaine, en proposant de nouvelles versions de grands classiques, ou en subvertissant les codes du mélodrame, le genre qui connut à l’époque de l’Äge d’or un succès à la fois national et international. Ses films font donc souvent office de passerelles entre passé et présent, et permettent donc d’apprécier les évolutions des représentations cinématographiques, culturelles, et sociales. Ripstein est également passeur dans le sens où l’entendait Serge Gruzinski, puisqu’il peut être envisagé comme un artiste « intermédiaire », qui conjugue dans ses films les multiples influences dont il s’est nourri, et qui proviennent aussi bien de la culture judéo-chrétienne, mexicaine (contemporaine et précolombienne), européenne, ou encore anglo-saxonne. Tous ces aspects sont présents dans La perdición de los hombres (The Ruination of Men), un film qui n’a suscité d’intérêt ni de la part du public ni du milieu académique, et que nous souhaitons mettre en lumière. |
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