Le retour de la mort dans les représentations visuelles américaines du corps féminin. Entre déconstruction sociale et esthétisation thanatique
La société postmoderne occidentale n’est plus aussi réfractaire à permettre à la mort d’entrer dans l’ordre du représentable de sorte qu’on peut parler d’un nouveau paradigme de la mort, le renouveau/retour de la mort (Walter, 1994). Cela ne veut pas dire que la mort interdite (Ariès, 1977) est comp...
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| Gepubliceerd in: | URI:https://journals.openedition.org/amerika, |
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| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Gepubliceerd in: |
Amerika
2015
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| Onderwerpen: | |
| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | La société postmoderne occidentale n’est plus aussi réfractaire à permettre à la mort d’entrer dans l’ordre du représentable de sorte qu’on peut parler d’un nouveau paradigme de la mort, le renouveau/retour de la mort (Walter, 1994). Cela ne veut pas dire que la mort interdite (Ariès, 1977) est complètement dépassée mais seulement que nous n’avons plus affaire à un paradigme tout englobant. L’étude vise à examiner, d’une perspective socioculturelle, quelques représentations visuelles du corps féminin mises en scène par des photographes américains contemporains et qui témoignent de l’actualité du renouveau de la mort. Il s’agit des représentations qui se construisent autour du corps envahi par le cancer : les représentations qui mettent en scène la mort comme une trace/cicatrice (« Scar project », l’album photographique de David Jay, en relation avec « A beautiful body project », de Jade Bell et avec « The Morgue » d’Andres Serrano) et celles qui créent des narrations personnalisées du mourir (l’album Angelo Merendino, en relation avec les travaux d’Annie Leibovitz et de Darcy Padilla). J’entends prouver qu’en utilisant la mort en tant que stratégie artistique de construction, les auteurs contribuent à la réalisation d’une déconstruction sociale du corps féminin hyper-érotisé. J’ai également démontré que cette déconstruction reste problématique, puisque la plupart des représentations analysées ne réussissent à contester le corps féminin hyper-érotisé que partiellement, l’effet secondaire étant un phénomène d’esthétisation thanatique. |
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