Religiosité et négritude dans Jubiabá – vers quelle conscience interculturelle ?

En 1935, Jorge Amado publie Jubiabá qui sera brûlé en place publique pendant le gouvernement Vargas. Dans ce roman, il met-en-scène la trajectoire de l’orphelin Balduíno, qui devient leader de grève, mais aussi la sagesse du vieux gourou noir, à la fois conscience collective de la négritude bahianai...

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Veröffentlicht in:URI:https://journals.openedition.org/amerika,
1. Verfasser: Dravet, Florence
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: Amerika 2014
Schlagworte:
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Beschreibung
Zusammenfassung:En 1935, Jorge Amado publie Jubiabá qui sera brûlé en place publique pendant le gouvernement Vargas. Dans ce roman, il met-en-scène la trajectoire de l’orphelin Balduíno, qui devient leader de grève, mais aussi la sagesse du vieux gourou noir, à la fois conscience collective de la négritude bahianaise et conscience morale de la communauté restreinte autour de laquelle le roman se déroule. Nous parlerons ici d’ interculturalité : celle d’un auteur brésilien traduit dans le monde entier, celle d’un auteur bahianais écrivant dans un contexte politique et culturel dominé par le sud-est, celle d’un auteur blanc, appartenant à une élite rurale de l’intérieur de Bahia, qui parcourt les rues du quartier le plus noir de la capitale, celle d’un auteur affilié au parti communiste tout en ayant les deux pieds plantés dans le Candomblé de Bahia. Comment Jorge Amado parvient-il à établir des ponts là où conflits et tensions semblent caractériser les rapports socio-culturels ? Peut-on affirmer que les notions de métissage et de dialogue interculturel parfois qualifiées d’idéalistes dans l’oeuvre de Jorge Amado trouvent dans Jubiabá une place réelle ? Nous montrerons que, loin d’être idéaliste, Jorge Amado, dans ce roman, parle de conflits.