La caresse de l’art et les « Mères de la Place de Mai »
La disparition forcée est un crime invisible et indicible. Il semble impossible de représenter un tel crime « continu », fait d’une douleur exponentielle. Pourtant des femmes, les « Mères de la Place de Mai » argentines, sont parvenues à résister. Leur combat se place non dans le champ de la violenc...
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| Xuất bản năm: | URI:https://journals.openedition.org/amerika, |
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| Tác giả chính: | |
| Định dạng: | Article ou chapitre numérique |
| Ngôn ngữ: | Français |
| Được phát hành: |
Amerika
2013
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| Những chủ đề: | |
| Truy cập trực tuyến: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Tóm tắt: | La disparition forcée est un crime invisible et indicible. Il semble impossible de représenter un tel crime « continu », fait d’une douleur exponentielle. Pourtant des femmes, les « Mères de la Place de Mai » argentines, sont parvenues à résister. Leur combat se place non dans le champ de la violence répondant à la violence, mais dans le champ de la maternité, de la tendresse, de la caresse. En chemin, elles se sont entourées d’art et d’artistes, car elles retrouvent-là l’essentiel de leurs armes contre la sclérose de la pensée et la terreur. Anthropologue travaillant à leurs côtés, j’ai pu les mettre en lien avec Michèle Lepeer, une artiste peintre. Et observer ce qui émergeait de leur rencontre. Leurs démarches éthiques et politiques se rejoignent dans la volonté de s’inscrire dans une chaîne de transmission, dans la volonté de rattraper le symbolique en lambeaux et d’offrir un espace-temps où inscrire les disparus, une sépulture à ces morts non reconnus. Enfin, leurs démarches se recoupent dans l’attention portée à l’intime pour dire l’histoire collective (forme de microhistoire).Ensemble, elles opposent à l’abîme de la culture de petits liens culturels sans cesse renouvelés, exploratoires. Et l’anthropologue n’est plus que le passeur de témoin. |
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