Le mythe de Narcisse dans Le tunnel (1948) d’Ernesto Sábato

Dans son premier roman publié en 1948, Ernesto Sábato (1911-2011) sonde l’âme humaine en explorant la part nocturne de l’existence, laquelle représente un puits sans fond dont la profondeur renvoie immanquablement au thème du miroir.Cet article analyse les concepts d’identité et d’altérité à la lumi...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:URI:https://journals.openedition.org/amerika,
Egile nagusia: Jéhanno, Gaëlle
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: Amerika 2012
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Dans son premier roman publié en 1948, Ernesto Sábato (1911-2011) sonde l’âme humaine en explorant la part nocturne de l’existence, laquelle représente un puits sans fond dont la profondeur renvoie immanquablement au thème du miroir.Cet article analyse les concepts d’identité et d’altérité à la lumière du mythe de Narcisse : si le miroir aquatique met en exergue un processus d’identification spéculaire, le Narcisse d’Ovide tente d’accéder à l’authenticité de son être derrière les reflets illusoires, les apparences trompeuses provoquées par la distanciation entre le moi profond et l’image superficielle reflétée dans le miroir.Dans sa quête identitaire, Juan Pablo Castel (narrateur-protagoniste du Tunnel) recherche également l’essence du moi et celle de son amante (María), mû par un désir de fusion ou de communion spirituelle avec elle, à travers la contemplation d’une œuvre d’art peinte par Castel lui-même et révélatrice des mystères de l’inconscient.