L’Hyperréalisme de Nicholson Baker, ou comment se refamiliariser avec le quotidien
Cet article se propose d’étudier la dynamique inhérente à deux romans de Nicholson Baker – The Mezzanine et A Box of Matches – et la façon dont celle-ci repose sur une dialectique populaire/savant, et plus exactement thématique populaire/récit savant. Après avoir défini la culture savante avant tout...
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| Xuất bản năm: | URI:https://journals.openedition.org/amerika, |
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| Tác giả chính: | |
| Định dạng: | Article ou chapitre numérique |
| Ngôn ngữ: | Français |
| Được phát hành: |
Amerika
2012
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| Những chủ đề: | |
| Truy cập trực tuyến: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Tóm tắt: | Cet article se propose d’étudier la dynamique inhérente à deux romans de Nicholson Baker – The Mezzanine et A Box of Matches – et la façon dont celle-ci repose sur une dialectique populaire/savant, et plus exactement thématique populaire/récit savant. Après avoir défini la culture savante avant tout comme une culture de communauté, comme cela a été fait par le philosophe Hilary Putnam à travers son concept de « division linguistique du travail » (« linguistic division of labor »), nous tentons de démontrer qu’être savant en littérature n’est pas lié à ce que l’on dit, mais à la façon dont on le dit. En d’autres termes, il peut exister des récits savants dont la thématique est essentiellement populaire. La littérature proposée par Nicholson Baker obéit justement à cette logique : à travers des chronotopes réduits, mais denses, ses romans nous refamiliarisent avec l’infra-ordinaire, l’ultra-populaire, les gestes répétitifs et souvent mécaniques du quotidien, par le biais de récits pourtant sophistiqués –« savants » puisque nécessitant une très bonne culture littéraire – se caractérisant par des écarts formels typiquement post-modernes (notes pléthoriques, logique itérative poussée à l’extrême). |
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