Propositions de réflexion à partir de l’article de Cyril Desjeux sur les modalités de coopération entre personnes valides et handicapées. Commentaire

Dans cet article court, nous proposons un commentaire de l’article de Cyril Desjeux (“Le ‘soin’ pensé au nom des personnes handicapées: quels enjeux éthiques et de pouvoir?”). Nous revenons sur plusieurs questions posées par cet article. La première concerne les diverses manières de qualifier un act...

Fuld beskrivelse

Enregistré dans:
Bibliografiske detaljer
Udgivet i:URI:https://journals.openedition.org/alterjdr,
Auteurs principaux: Eideliman, Jean-Sébastien, Winance, Myriam
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: Alter 2025
Fag:
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivelse
Summary:Dans cet article court, nous proposons un commentaire de l’article de Cyril Desjeux (“Le ‘soin’ pensé au nom des personnes handicapées: quels enjeux éthiques et de pouvoir?”). Nous revenons sur plusieurs questions posées par cet article. La première concerne les diverses manières de qualifier un acte comme “aide” ou “soin,” les tensions qui peuvent en résulter, les enjeux de ces qualifications pour les acteurs. Nous insistons notamment sur le lien entre ces qualifications et des enjeux professionnels. En effet, ces qualifications peuvent entraîner une remise en cause de la frontière entre les professions relevant du cure (le soin médical) et celles relevant du care (le soin non médical). Deuxièmement, nous situons les débats abordés par Cyril Desjeux dans les évolutions récentes concernant le statut des malades ou personnes handicapées, la promotion de leur autonomie et de leur participation aux décisions les concernant. Nous attirons l’attention du lecteur sur les effets inattendus et potentiellement négatifs de la volonté de faire participer les personnes concernées, lorsque cette volonté se transforme en injonction normative. Enfin, nous soulignons l’originalité du texte de Cyril Desjeux dans la revue Alter, dans la mesure où il présente “une recherche-en-action” qui, tout en respectant les critères déontologiques et scientifiques des sciences sociales, sort du strict cadre académique.