“Ad obsequium divinum inhabilem,” la reconnaissance de la condition de personne infirme par la chancellerie pontificale (xiie- xive siècles)
Les suppliques reçues et les lettres émises par la Chancellerie apostolique entre le xiie et le xive siècles attestent la reconnaissance de l’invalidité par l’institution pontificale. Elles actent l’existence d’une infirmité physique ou mentale et autorisent le suppliant à adapter ses missions de cl...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/alterjdr, |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
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Alter
2024
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Les suppliques reçues et les lettres émises par la Chancellerie apostolique entre le xiie et le xive siècles attestent la reconnaissance de l’invalidité par l’institution pontificale. Elles actent l’existence d’une infirmité physique ou mentale et autorisent le suppliant à adapter ses missions de clerc ou de chrétien en fonction de ses capacités. Ces documents se situent à la frontière entre une parole institutionnelle et des sources de la pratique. La sollicitation provoque une intense et complexe production épistolaire, mettant en évidence les acteurs engagés dans ce processus – les individus invalides et les personnels curial et ecclésiastique. Elle dévoile les législations spécifiques à l’institution et entraîne une définition de l’infirmité par la Chancellerie pontificale, catégorisant les corps invalides selon leur condition physique ou mentale. Les réponses de la Curie, basées sur la tradition de compilation de cas similaires, connus par le droit et l’enregistrement, confirment la reconnaissance de la condition de personne infirme. Les suppliques et les lettres constituent ainsi un dans sa relation à la papauté comme institution. |
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