Approche anthropologique des images du handicap

La multitude des images de l’infirmité, répartie dans des “média” divers (tableau, gravure, sculpture, affiche, cinéma, télévision) et appartenant à des époques différentes, semble faire obstacle à tout essai de trouver une unité de vision et une permanence de signification. Pourtant, l’anthropologi...

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Detaylı Bibliyografya
Yayımlandı:URI:https://journals.openedition.org/alterjdr,
Yazar: Stiker, Henri-Jacques
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: Alter 2026
Konular:
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Diğer Bilgiler
Özet:La multitude des images de l’infirmité, répartie dans des “média” divers (tableau, gravure, sculpture, affiche, cinéma, télévision) et appartenant à des époques différentes, semble faire obstacle à tout essai de trouver une unité de vision et une permanence de signification. Pourtant, l’anthropologie permet de dégager certains processus constants, dans leur utilisation et leur transformation, à travers des œuvres différentes et éloignées dans le temps. Le schème du retournement est de ceux-là. Bien que mis à jour d’abord dans la peinture, on le montre à présent dans le cinéma, en partant, à titre exemplaire, de Breaking The Waves de Lars Von Trier (1996), puis en analysant Elephant Man de David Lynch (1981), Freaks de Tod Browning (1932), certains films de Luis Buñuel et d’autres encore, et ensuite en superposant, en contrepoint, des œuvres d’un autre ordre, telles certaines affiches. Dans ces retournements, la déficience devient le miroir, et davantage encore l’icône, des désordres et maux sociaux ou de notre psyché humaine tordue ou monstrueuse, c’est-à-dire de notre condition, tant sociale qu’individuelle, infirme, précaire, mortelle. Par contrecoup l’infirmité retrouve une normalité, une dignité, voire est réhabilitée, puisqu’elle est la représentante de notre sort commun.