Relations socio-sexuelles des personnes handicapées vivant en institution ou en ménage

Les représentations de sens commun et le discours savant considèrent que la sexualité des personnes handicapées est principalement déterminée par les caractéristiques somatiques, psychiques et fonctionnelles de ces personnes. La sexualité des personnes handicapées est rarement envisagée comme résult...

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Bibliografske podrobnosti
izdano v:URI:https://journals.openedition.org/alterjdr,
Auteurs principaux: Giami, Alain, de Colomby, Patrick
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: Alter 2026
Teme:
Online dostop:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Opis
Izvleček:Les représentations de sens commun et le discours savant considèrent que la sexualité des personnes handicapées est principalement déterminée par les caractéristiques somatiques, psychiques et fonctionnelles de ces personnes. La sexualité des personnes handicapées est rarement envisagée comme résultant d’une forme de construction et de détermination sociale. Cette étude, fondée sur une analyse secondaire de l’enquête “Handicaps, incapacités, dépendance” (HID), met en évidence l’influence de l’organisation institutionnelle sur les relations socio-sexuelles des personnes handicapées. On a ainsi mis en œuvre une analyse permettant de comparer les personnes ayant déclaré au moins une déficience et vivant en établissement spécialisé avec les personnes ayant déclaré au moins une déficience et vivant en ménage. Les résultats ont été établis à l’aide d’une série de régressions et ont établi que: (1) les relations socio-sexuelles des personnes handicapées sont nettement moins fréquentes en institution qu’en ménage et a fortiori qu’elles ne le sont en population générale; (2) le célibat et les ruptures d’unions légales sont nettement plus fréquentes au sein des établissements spécialisés; (3) les personnes vivant en institution ont eu moins souvent des enfants que celles qui vivent en ménage. On a ainsi mis en lumière, l’influence majeure exercée par l’organisation institutionnelle de la sexualité chez les personnes handicapées, et ce quel que soit le type ou le nombre de déficiences ou d’incapacités qu’elles ont déclaré. Par ailleurs, les personnes vivant en institution sont sujettes à des variations de la fréquence de leurs relations socio-sexuelles qui sont liées aux types d’organisation institutionnelle dans lesquelles elles se trouvent. Ce dernier résultat renforce l’hypothèse de l’influence négative de l’organisation institutionnelle de la sexualité sur la possibilité d’avoir des relations socio-sexuelles.