Points de vue “etic” et “emic” pour la description de la surdité
Les sourds locuteurs de langues gestuelles ont développé des représentations particulières de la surdité, où être sourd et être entendant constituent deux normes langagières distinctes. La diffusion de ces représentations auprès des entendants, leur objectivation par un nombre croissant de chercheur...
Sábháilte in:
| Foilsithe in: | URI:https://journals.openedition.org/alterjdr, |
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| Príomhchruthaitheoir: | |
| Formáid: | Article ou chapitre numérique |
| Teanga: | Français |
| Foilsithe / Cruthaithe: |
Alter
2026
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| Rochtain ar líne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Achoimre: | Les sourds locuteurs de langues gestuelles ont développé des représentations particulières de la surdité, où être sourd et être entendant constituent deux normes langagières distinctes. La diffusion de ces représentations auprès des entendants, leur objectivation par un nombre croissant de chercheurs ont permis l’émergence d’un paradigme de la différence culturelle et linguistique dans l’analyse de la surdité par les sciences sociales. Ce dernier s’oppose au paradigme de la déficience concevant la surdité comme une maladie à guérir et qui l’interprète comme un malheur individuel. À travers une analyse en termes de représentations “emic” et “etic,” cet article invite à la culturalisation de chacun de ces paradigmes, afin d’apporter une meilleure compréhension de leur construction et de leur diffusion. Je conclurai en explorant les ouvertures qu’offre le postulat d’égalité entre les langues et les locuteurs en permettant aux relations entre sourds et entendants de dépasser le terrain de l’altérité pour rejoindre celui de l’identité. |
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