Et le monstre rêva qu’il était un homme
Le handicap évoque toujours une image de monstruosité. L’auteur se propose d’étudier comment les représentations du monstrueux et du handicap ont évolué. Le monstrueux, à l’ère moderne, se situe dans une relation de réciprocité qui fonde une autre manière de concevoir l’altérité. Une personne monstr...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/alterjdr, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Alter
2026
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Le handicap évoque toujours une image de monstruosité. L’auteur se propose d’étudier comment les représentations du monstrueux et du handicap ont évolué. Le monstrueux, à l’ère moderne, se situe dans une relation de réciprocité qui fonde une autre manière de concevoir l’altérité. Une personne monstrueuse est un miroir dans lequel l’homme contemporain pourra reconnaître un semblable. L’auteur fait l’hypothèse qu’actuellement le monstrueux n’exclut pas la subjectivité. Cette hypothèse sera étayée par plusieurs exemples, issus de la littérature (Kenzaburō Ōe, Richard III), la mythologie (Le Minotaure) et la clinique (un enfant de quatre ans atteint d’une maladie génétique qui provoque une dysmorphie faciale). La définition du monstre est d’être sans semblable et sans descendance. Dans le domaine du handicap, cela correspond à trois représentations inconscientes collectives: une filiation fautive, une transmission dangereuse et une procréation interdite. La monstruosité soulève la question de l’intériorité et de l’apparence: le monstre physique est-il un monstre moral? Le monstre peut-il prendre conscience de sa monstruosité? Et si oui, selon quels processus psychiques, en rapport avec le regard de l’autre. |
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