De nouveaux protagonistes : antiracisme et politique contestataire dans la jeunesse des favelas de Rio de Janeiro
Au cours d’enquêtes ethnographiques réalisées entre 2012 et 2018 au sein de plusieurs favelas de la ville de Rio de Janeiro, nous avons pu assister de près à l’apparition de nouvelles manières de « faire de la politique » au sein de la favela. Nous avons accompagné de nombreuses activités contestata...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/alterites, |
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| Autori principali: | , |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Appartenances & Altérités
2024
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Au cours d’enquêtes ethnographiques réalisées entre 2012 et 2018 au sein de plusieurs favelas de la ville de Rio de Janeiro, nous avons pu assister de près à l’apparition de nouvelles manières de « faire de la politique » au sein de la favela. Nous avons accompagné de nombreuses activités contestataires, tout en observant le quotidien des espaces de la favela dans le contexte des politiques de pacification mises en place à partir de 2009. Au fil de nos enquêtes respectives, les entretiens et observations in situ se sont doublés d’observations en ligne, fondamentales pour rendre compte de la dimension fortement connectée de ces nouvelles formes de contestation. En partant des trajectoires croisées de deux importantes figures militantes issues de nos terrains respectifs, nous proposons de restituer les « écologies liées » de ce renouveau contestataire, à l’articulation de plusieurs mondes sociaux (favela, mouvements sociaux, ONG, université) en proie à des tensions et des « conflits de juridiction ». La référence antiraciste conduit à reformuler en des termes nouveaux les causes historiques des mobilisations des favelas (évictions, violences policières). Avec ses différents concepts, symboles et mot d’ordres, elle est porteuse d’une exigence d’autonomisation de ces mouvements vis-à-vis de la classe moyenne blanche et des organisations politiques traditionnelles – ce que la seconde partie de l’article s’attache à analyser. |
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