« De gueules à la bande d’argent »

La collecte réalisée par le programme SIGIAL a fait apparaître dans la base de données sigillographique SIGILLA des sceaux présentant la bande des armoiries de l’évêché de Strasbourg, non seulement pour quelques institutions diocésaines mais aussi, de manière plus surprenante, chez une dizaine de li...

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מידע ביבליוגרפי
הוצא לאור ב:URI:https://journals.openedition.org/alsace,
מחבר ראשי: Brunner, Thomas
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: Revue d’Alsace 2026
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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סיכום:La collecte réalisée par le programme SIGIAL a fait apparaître dans la base de données sigillographique SIGILLA des sceaux présentant la bande des armoiries de l’évêché de Strasbourg, non seulement pour quelques institutions diocésaines mais aussi, de manière plus surprenante, chez une dizaine de lignages alsaciens. Ce « groupe d’armoiries » découle de la puissance temporelle des évêques, qui en tant que princes territoriaux se sont dotés d’un blason (« de gueules à la bande d’argent ») sans doute dès les années 1220 et l’ont ensuite concédé à certains de leurs ministériaux et de leurs vassaux dès la fin du XIIIe siècle au plus tard. Après être revenu sur l’apparition et le sens possible de ces armories replacées dans le contexte héraldique régional, l’article offre un panorama et une cartographie de ce groupe d’armoiries, où l’apparition de la brisure dans le premier tiers du XIVe siècle a permis aux lignages de se singulariser tout en maintenant leur rattachement collectif au groupe des fidèles de l’évêque. Les familles strasbourgeoises dominent, suivies par quelques vassaux des terres épiscopales des campagnes environnantes. Un troisième ensemble possible, avec une bande chargée, se détache dans le Haut-Mundat, enclave de l’évêché dans le diocèse de Bâle. En revanche, le Rhin a constitué semble-t-il une barrière dans la diffusion de cette emblématique restée par conséquent alsacienne.