Le « tourisme médical » en Alsace au Moyen Âge et à l’époque moderne
À côté des motifs classiques de migration, il ne faut pas oublier les problèmes sanitaires. Dans ce domaine, l’Alsace a exercé un attrait certain. En effet, l’étude de l’origine des malades soignés chez les Antonins, les Bénédictins de Rouffach (épilepsie), les malades atteints de la syphilis à Stra...
Tallennettuna:
| Julkaisussa: | URI:https://journals.openedition.org/alsace, |
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
Revue d’Alsace
2026
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | À côté des motifs classiques de migration, il ne faut pas oublier les problèmes sanitaires. Dans ce domaine, l’Alsace a exercé un attrait certain. En effet, l’étude de l’origine des malades soignés chez les Antonins, les Bénédictins de Rouffach (épilepsie), les malades atteints de la syphilis à Strasbourg, révèle qu’un nombre non négligeable d’entre eux viennent d’ailleurs, parfois de très loin. Il en va de même pour l’origine des lépreux qui se font inspecter en Alsace par des commissions médicales ou ceux qui se trouvent dans les léproseries alsaciennes. Les causes de ces « migrations » (temporaires ou définitives) sont diverses : organisation centralisée et en réseaux des maisons antonines, renommée d’un saint (Valentin à Rouffach), politique d’accueil très ouverte de la ville de Strasbourg pour les malades atteints de la syphilis (mais pas seulement), volonté d’échapper à la rumeur qui, avant même son inspection, a déjà condamné le lépreux dans sa ville d’origine. Une autre question mérite d’être posée : pourquoi certains de ces malades restent-ils en Alsace jusqu’à leur mort ? |
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