La Marseillaise, de Strasbourg à Paris, via Montpellier et Marseille
La création et les débuts de diffusion de la Marseillaise ont été peu traités dans leur globalité, laissant ainsi subsister quelques lacunes. Le présent article, appuyé sur une documentation renouvelée, se propose de retracer le chemin parcouru par notre hymne national depuis son origine.Dans le Str...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/alsace, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Revue d’Alsace
2022
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | La création et les débuts de diffusion de la Marseillaise ont été peu traités dans leur globalité, laissant ainsi subsister quelques lacunes. Le présent article, appuyé sur une documentation renouvelée, se propose de retracer le chemin parcouru par notre hymne national depuis son origine.Dans le Strasbourg de printemps 1792, en pleine effervescence politique, deux personnages vont contribuer à la réalisation d’un chant patriotique destiné à galvaniser les jeunes recrues partant à l’ennemi : l’un, le maire Frédéric Dietrich, qui en eut l’idée, l’autre, le capitaine-poète-musicien, Joseph Rouget de Lisle, qui le composa sous le titre de Chant de guerre pour l’armée du Rhin, et le présenta le 26 avril dans les salons du maire, qui y avait réuni un cercle d’amis.On ne sait toujours pas comment il y était parvenu, mais dès le mois de juin le Chant de guerre fut publiquement interprété avec fougue à Montpellier par le jeune médecin François Mireur, aussi ardent Jacobin. Délégué à Marseille par le club montpelliérain, il transmit ce chant plein de vivacité à ses « frères » marseillais, qui l’adoptèrent immédiatement, et, lorsque le 2 juillet 1792 leur bataillon des Fédérés entreprit sa longue marche vers Paris, il le fit retentir tout au long de sa route. Arrivés à Paris le 30 juillet, les Fédérés marseillais y furent accueillis avec un enthousiasme délirant par le peuple révolutionnaire de la capitale, qui s’appropria aussitôt leur Chant des Marseillois.Après quelques épisodes houleux, il fut décrété hymne national par l’Assemblée nationale en 1879. Le Chant de guerre pour l’armée du Rhin, d’abord rebaptisé Hymne des Marseillois, prit alors définitivement le nom de « Marseillaise ».The composition and the early phases of its circulation have rarely been studied as a whole, thus lacking completion. This contribution, based on a revisited documentation, aims at tracing the path followed by our national anthem from the start.Spring 1792. In the Strasbourg political turmoil two characters were to compose a patriotic song that was meant to boost the young draftees’ moral, before facing the enemy line: the former, Frédéric Dietrich, mayor of Strasbourg, devised it, the latter, Captain Joseph Rouget de Lisle, both a poet and a musician, composed it with the title “A war song for the Rhine army” and organized a first hearing for the mayor’s selected guests in his private residence on April 26th.It is still unclear how he managed to have the “War song” interpreted – enthusiastically – in Montpellier by François Mireur, a young doctor, and also a passionate Jacobin, as early as June. The Montpellier club sent him to Marseille where he handed over this high-spirited song to his Marseille “brothers” who adopted it straight away. When, on July 2nd, 1792 the Federates’ battalion started its long journey, they loudly sang it all along the way. As the Marseille Federates arrived in Paris on July 30th, they were welcomed frantically by the capital’s revolutionary population who adopted the “Marseille song” at once.After a few heated debates in 1879 the National Assembly declared it to be the national anthem. The “War Song for the Rhine Army” was first renamed “The anthem of the Marseille population” and then given its official final title “the Marseillaise”. |
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