La réhabilitation des fonctionnaires alsaciens-lorrains victimes de l’épuration après l’armistice de 1918

L’épuration politique des fonctionnaires alsaciens-lorrains par les autorités françaises après l’armistice de 1918 a atteint ses victimes non seulement dans leurs conditions matérielles de subsistance, mais aussi dans leur honneur, et ce d’autant plus douloureusement que ses fondements apparaissaien...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/alsace,
Autor principal: Ettwiller, Éric
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Revue d’Alsace 2021
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:L’épuration politique des fonctionnaires alsaciens-lorrains par les autorités françaises après l’armistice de 1918 a atteint ses victimes non seulement dans leurs conditions matérielles de subsistance, mais aussi dans leur honneur, et ce d’autant plus douloureusement que ses fondements apparaissaient, déjà à l’époque, comme juridiquement douteux. Un petit nombre de révoqués, notamment des enseignants, ont cherché à obtenir leur réhabilitation. Les premières démarches ont été engagées dès 1919. Il s’agissait de demandes de réintégration, de rappel de traitement ou de pension de retraite. À partir de 1920, elles furent soumises à l’avis d’une « commission d’examen des réclamations des fonctionnaires relevés de leur emploi ». La plupart des demandes seront rejetées. Le sort des victimes de l’épuration politique a alimenté le débat public et politique et participé du « malaise alsacien ». La loi du 20 mars 1929, qui donna la possibilité aux seules victimes de l’arrêté du 7 mai 1919 – et pas aux révoqués des premiers mois suivant l’armistice – de se pourvoir devant une chambre de discipline, n’était pas à la hauteur des attentes. Les démarches ultérieures des députés Stürmel, Schuman et Meck se heurteront à un mur, notamment pour des raisons budgétaires.