« Ça se trouve là et personne n’en sait rien »
L’accessibilité des chroniques urbaines, les usages potentiels qui pouvaient en être faits et les types d’utilisateurs ou utilisatrices de ces textes variaient d’une ville à l’autre. Les chroniques officielles, normalement commandées par le Conseil de ville, étaient souvent conservées dans ses archi...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/alsace, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Revue d’Alsace
2020
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | L’accessibilité des chroniques urbaines, les usages potentiels qui pouvaient en être faits et les types d’utilisateurs ou utilisatrices de ces textes variaient d’une ville à l’autre. Les chroniques officielles, normalement commandées par le Conseil de ville, étaient souvent conservées dans ses archives. L’accès était alors généralement restreint, et le public ne pouvait que de temps à autre jeter un œil sur le codex contenant l’histoire de la cité. Dans certaines villes, des textes historiques étaient lus publiquement lors d’occasions particulières, dans d’autres, des copies d’apparat étaient montrées aux visiteurs de marque. Certains manuscrits étaient cachés et servaient de réservoir (symbolique) de savoir secret pour les dirigeants, alors que d’autres tombaient tout simplement dans l’oubli. La gloire d’une œuvre ne se reflétait pas forcément dans l’usage réel qui était fait d’un manuscrit concret, comme cela semble être le cas pour la chronique de Jakob Twinger von Königshofen, rédigée vers la fin du XIVe siècle. Il existait au XVe siècle un grand nombre de copies de cette chronique à Strasbourg, mais les manuscrits autographes de Twinger, conservés au Frauenhaus, le bâtiment administratif de l’Œuvre Notre-Dame, la fabrique de la cathédrale, n’étaient apparemment pas utilisés, malgré la renommée dont jouissait la chronique parmi les Strasbourgeois s’intéressant à l’histoire. L’article s’interroge sur le contraste entre la connaissance de l’œuvre abstraite et la méconnaissance du manuscrit concret dans la conscience collective. (trad. O.R.) |
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