Mesurer l’ancrage d’élites nobiliaires exogènes à Strasbourg
Issus de grandes familles du Saint Empire ou du royaume de France, les chanoines du grand chapitre de la cathédrale de Strasbourg constituent un groupe éminemment exogène à la ville, de surcroît réputé absentéiste. L’étude des inventaires mobiliers de six d’entre-eux (ADBR), dans la première moitié...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/alsace, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Revue d’Alsace
2019
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Issus de grandes familles du Saint Empire ou du royaume de France, les chanoines du grand chapitre de la cathédrale de Strasbourg constituent un groupe éminemment exogène à la ville, de surcroît réputé absentéiste. L’étude des inventaires mobiliers de six d’entre-eux (ADBR), dans la première moitié du XVIIIe siècle, permet d’évaluer leur train de vie et plus globalement leur degré d’ancrage à Strasbourg. Ces inventaires, comparés avec ceux d’élites nobiliaires locales, suggèrent une résidence certes véritable, associée à l’entretien d’une sociabilité urbaine, mais sans réelle marque d’attachement à Strasbourg. Davantage pied-à-terre que résidence ordinaire, les appartements occupés par ces chanoines rendent compte de la volatilité d’élites ecclésiastiques partagées entre plusieurs espaces, mais qui n’étaient cependant pas, comme le voudrait une idée reçue, totalement absents de Strasbourg. |
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