Le général Taufflieb et le retour de l’Alsace à la France

Le père de Marie Émile Adolphe Taufflieb (Strasbourg, 1857 - Cannes, 1938) ayant opté pour la nationalité française, ce dernier mène une carrière d’officier de cavalerie, tout en revenant régulièrement en Alsace, et il termine la Grande Guerre comme général de division. Il s’installe alors à Strasbo...

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Vydáno v:URI:https://journals.openedition.org/alsace,
Hlavní autor: Grandhomme, Jean-Noël
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: Revue d’Alsace 2019
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:Le père de Marie Émile Adolphe Taufflieb (Strasbourg, 1857 - Cannes, 1938) ayant opté pour la nationalité française, ce dernier mène une carrière d’officier de cavalerie, tout en revenant régulièrement en Alsace, et il termine la Grande Guerre comme général de division. Il s’installe alors à Strasbourg, où il commence une carrière politique. Représentant de l’UPR (centre et droite), il est élu sénateur du Bas-Rhin le 10 janvier 1920 par des catholiques conservateurs, mais il s’inscrit au groupe de la gauche démocratique, radicale et radicale socialiste. Vis-à-vis des Allemands, sa pensée peut être concentrée en une phrase : « Soyons forts pour être tranquilles. » Marié à une citoyenne des États-Unis, il est aussi l’un des personnages emblématiques des relations franco-américaines. Sa volonté affichée de voir disparaître les écoles confessionnelles et sa lutte incessante contre l’autonomisme provoquent des remous au sein de l’UPR. En janvier 1927 tombe le verdict des urnes : il est sévèrement battu. Esprit non conformiste, Taufflieb est représentatif d’un courant très minoritaire en Alsace au lendemain du retour à la France, mais sa personnalité originale en fait un sujet d’étude intéressant.