Le retour des députés alsaciens au Palais-Bourbon
Le retour à la France des provinces perdues (Alsace-Moselle) au sortir de la Première Guerre mondiale s’accompagne des retrouvailles entre d’un côté les députés d’Alsace-Moselle et de l’autre le Parlement français, un lien interrompu depuis 1871. Si l’histoire des « protestataires » a déjà été écrit...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/alsace, |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Revue d’Alsace
2019
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Le retour à la France des provinces perdues (Alsace-Moselle) au sortir de la Première Guerre mondiale s’accompagne des retrouvailles entre d’un côté les députés d’Alsace-Moselle et de l’autre le Parlement français, un lien interrompu depuis 1871. Si l’histoire des « protestataires » a déjà été écrite, et elle vient d’être actualisée récemment par l’ouvrage de Fabien Conord (La France mutilée, 1871-1918, la question de l’Alsace-Lorraine, Vendémiaire, 2017) qui s’appuie sur une solide étude prosopographique du parcours des 107 parlementaires ayant voté le 1er mars 1871 contre l’amputation d’une partie du territoire national, l’histoire du retour des élus alsaciens-mosellans au Palais-Bourbon reste à faire. C’est cette piste que nous entendons explorer à partir des archives de l’Assemblée nationale. Notre contribution s’organise autour de plusieurs problématiques : Qui sont ces parlementaires siégeant dans l’après-guerre à l’issue des élections législatives (1919) ? Quel a été leur parcours durant l’annexion et le conflit ? Quels sont leurs liens à la France ? La Conférence d’Alsace-Lorraine avait-elle évoqué leur rôle possible après-guerre ? De quelles sensibilités politiques relèvent-ils majoritairement ? Comment sont-ils accueillis par leurs homologues de la « France de l’intérieur » au-delà des discours convenus ? Forment-ils un groupe uni agissant en lobby ou se dispersent-ils selon les clivages politiques, origines géographiques et préférences personnelles ? Y-a-t-il un éventuel héritage parlementaire de l’époque allemande (acquise au Reichstag et au Landtag de 1911) ? Quelle part prennent-ils, via leur travail en commission et leurs interventions en séance publique, à la réintégration de ces provinces dans la mère-patrie et notamment à leur refrancisation ? Se montrent-ils attentifs à la défense des particularismes locaux (questions scolaires et religieuses) face au zèle jacobin et centralisateur de Clemenceau ? Quelles sont leurs positions vis-à-vis des problèmes de la reconstruction et de la réintégration (laïcisation maladroite, expulsion d’Allemands, cartes d’identité, etc.). |
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