La guerre est finie, la guerre secrète continue
La fin de la Première Guerre mondiale ne marque pas une véritable rupture dans l’organisation et le fonctionnement des services de renseignement français. En Alsace, ils se composent de services militaires et policiers. Dès juin 1919, un SR d’Alsace est créé résultant du transfert à Strasbourg du SR...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/alsace, |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Revue d’Alsace
2019
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | La fin de la Première Guerre mondiale ne marque pas une véritable rupture dans l’organisation et le fonctionnement des services de renseignement français. En Alsace, ils se composent de services militaires et policiers. Dès juin 1919, un SR d’Alsace est créé résultant du transfert à Strasbourg du SR militaire de Belfort. Il a surtout pour mission de se renseigner sur l’Allemagne du Sud. Des officiers compétents l’animent et obtiennent des résultats importants grâce à un recrutement de sources nombreuses et diversifiées. La réorganisation de la police alsacienne mêle continuité et nouveaux apports mais la police spéciale demeure l’élément moteur du renseignement policier. Elle s’installe dans les grandes gares de chemin de fer, à la frontière ou au sein des préfectures. De grands policiers sont affectés en Alsace comme Louis-Othon Fischer ou Jules Sébille. Les missions policières deviennent de plus en plus nombreuses du fait de la situation particulière de la région. L’Alsace reste en effet un des théâtres de la poursuite de la guerre secrète franco-allemande après 1918 comme le révèlent les affaires du policier Scherf ou du « comité exécutif de la République libre d’Alsace-Lorraine ». |
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