République jacobine, déconcentration ou décentralisation ?

Dès 1915, le gouvernement français a engagé une réflexion à propos du cadre administratif à donner à l’Alsace-Lorraine dans l’hypothèse d’une paix victorieuse, confiant cette question à différentes commissions spécialisées. Au lendemain de l’Armistice, Georges Clemenceau fait le choix de confier l’a...

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Vydáno v:URI:https://journals.openedition.org/alsace,
Hlavní autor: Schmauch, Joseph
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: Revue d’Alsace 2019
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:Dès 1915, le gouvernement français a engagé une réflexion à propos du cadre administratif à donner à l’Alsace-Lorraine dans l’hypothèse d’une paix victorieuse, confiant cette question à différentes commissions spécialisées. Au lendemain de l’Armistice, Georges Clemenceau fait le choix de confier l’administration préfectorale à trois commissaires de la République résidant à Metz, Colmar et Strasbourg, avec pour mission de départementaliser et d’assimiler au plus vite l’ancienne Terre d’Empire. Or, face au mécontentement grandissant, de multiples interventions auprès du président de la République font ressortir les inconvénients et les dangers de la politique centralisatrice voulue par Clemenceau. Pour contrer le malaise naissant et s’inspirant des propositions de la Conférence d’Alsace-Lorraine, le gouvernement, crée au mois de mars 1919 un Commissariat général de la République à Strasbourg, véritable petit gouvernement bénéficiant de prérogatives étendues. Ces hésitations et ces contradictions laissent entrevoir le débat de fond opposant, à Paris, les partisans d’une organisation unitaire de la République et ceux, héritiers d’une tradition politique libérale et girondine, qui aimeraient mettre à profit le retour des provinces perdues à la mère patrie pour repenser l’organisation administrative dans le sens d’une meilleure prise en compte du fait régional.