Les problèmes économiques posés par le retour de l’Alsace à la France
Le souci des industriels alsaciens est, en 1918, de ne pas perdre les débouchés allemands qu’ils ont su conquérir après 1870. Ils rejoignent en cela les préoccupations des hommes d’affaires du reste de la France, qui craignent la concurrence alsacienne. Le gouvernement français parvient à obtenir po...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/alsace, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Revue d’Alsace
2019
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Le souci des industriels alsaciens est, en 1918, de ne pas perdre les débouchés allemands qu’ils ont su conquérir après 1870. Ils rejoignent en cela les préoccupations des hommes d’affaires du reste de la France, qui craignent la concurrence alsacienne. Le gouvernement français parvient à obtenir pour les expéditions alsaciennes vers l’Allemagne un régime de franchise d’une durée de cinq ans. Puis le traité de commerce de 1927 avec l’Allemagne prévoit, sur les textiles français, des réductions de droits qui bénéficient en priorité à l’Alsace. L’inclusion de l’Alsace dans l’espace douanier français, aux caractéristiques très protectionnistes, empêche d’obtenir des concessions des autres pays en matière de tarifs douaniers, notamment sur les exportations industrielles. En revanche, des industries exposées jusque-là à une vive concurrence allemande prennent leur essor en Alsace, notamment l’extraction de la potasse, la fabrication de chaussures, et la brasserie.Les conditions de la concurrence sur le marché intérieur français jouent moins en faveur de l’Alsace qu’au XIXe siècle. Le textile alsacien doit désormais affronter la concurrence de l’industrie vosgienne, qui travaille avec des coûts salariaux inférieurs.Le retour à la France donne un accès privilégié à l’empire colonial français, mais les frontières des colonies africaines sont perméables à la contrebande des textiles anglais et japonais.Le gouvernement français projette de redonner à Strasbourg son statut de grande métropole commerciale européenne. Il contribue au doublement des installations portuaires strasbourgeoises et met fin à la taxe qui frappait les marchandises d’outre-mer acheminées par la voie rhénane. |
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