Les protestants d’Alsace et la Séparation des Églises et de l’État de 1870 à 1940 : éléments de contexte
Entre 1870 et 1940, des territoires limitrophes de l’Alsace (France, Länder allemands, cantons suisses) modifient les relations entre les Églises et l’État. Ces changements politiques complètent les réflexions plus théologiques et ecclésiastiques, fruits de la pensée des Réformateurs et de l’histoir...
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| Τόπος έκδοσης: | URI:https://journals.openedition.org/alsace, |
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| Κύριος συγγραφέας: | |
| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
Revue d’Alsace
2017
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| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | Entre 1870 et 1940, des territoires limitrophes de l’Alsace (France, Länder allemands, cantons suisses) modifient les relations entre les Églises et l’État. Ces changements politiques complètent les réflexions plus théologiques et ecclésiastiques, fruits de la pensée des Réformateurs et de l’histoire. Ils interrogent le rôle de l’État ainsi que la nature et l’organisation des Églises, le mode d’adhésion des croyants.En 1924, devant l’éventualité de l’introduction des lois laïques françaises, les protestants d’Alsace se réfèrent à ces situations contemporaines géographiquement proches pour les analyser et les comparer. La loi française, jugée compatible avec la liberté religieuse et le fonctionnement des Églises, est toutefois considérée plus contraignante. C’est pourquoi les protestants d’Alsace ne sont pas demandeurs de la Séparation des Églises et de l’État, telle que prévue par la loi de 1905. Conscients de l’impossibilité politique d’une autre loi, ils savent que la seule marge de manœuvre porte sur des propositions d’amélioration. Pour faire connaître leur position, distincte de celle des catholiques, les autorités luthériennes et réformées parlent d’une seule voix et s’appuient sur les hommes politiques alsaciens protestants. Finalement, Édouard Herriot renonce à son projet et les Églises d’Alsace continuent à fonctionner sous un régime de nature concordataire, à l’exception de la période nazie. (Catherine Storne-Sengel). |
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