Les instituteurs alsaciens et la bataille du catéchisme sous la Révolution

Rodolphe Reuss a fait une étude approfondie d’archives sur les instituteurs sous la Révolution, étude peu connue. L’enseignement primaire a été fortement désorganisé sous la Révolution, car il était jusqu’alors basé sur le catéchisme qui servait de livre de lecture. La Révolution a exigé des maîtres...

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In:URI:https://journals.openedition.org/alsace,
Main Author: Vogler, Chantal
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: Revue d’Alsace 2017
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:Rodolphe Reuss a fait une étude approfondie d’archives sur les instituteurs sous la Révolution, étude peu connue. L’enseignement primaire a été fortement désorganisé sous la Révolution, car il était jusqu’alors basé sur le catéchisme qui servait de livre de lecture. La Révolution a exigé des maîtres d’école, devenus les instituteurs, un serment de fidélité à la constitution, qui a été le plus souvent refusé par les catholiques, mais accepté par les protestants. Ces derniers ont cherché alors à se débarrasser des maîtres catholiques qu’on imposait à des communes protestantes de financer. La situation s’aggrave après la chute du Roi le 10 août 1792. La Convention exige des « certificats de civisme » et veut imposer l’enseignement en français en remplaçant le catéchisme par la récitation de la déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen. La crise touche alors les protestants aussi, mais ils y résistent mieux. Les parents d’élèves retirent leurs enfants et certains instituteurs agréés enseignent quand même le catéchisme pour ne pas perdre leurs élèves. Les écoles privées sont fermées si elles ne respectent pas le décadi. L’enseignement en français butte sur l’absence de maîtres compétents. C’est le premier préfet du Bas-Rhin Laumond qui va rétablir l’enseignement primaire dans les communes, sans intervenir sur le contenu. (Chantal Vogler).