La Réformation en Alsace
Le message de Luther est diffusé d’abord par la réimpression d’un certain nombre de ses écrits. Entre 1519 et 1525, des textes de Luther sont publiés 168 fois à Strasbourg, ainsi que d’autres émanant d’auteurs proches de Luther tels que ceux Bucer. Un seul éditeur, Grüninger, résiste à la vague luth...
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| Τόπος έκδοσης: | URI:https://journals.openedition.org/alsace, |
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| Κύριος συγγραφέας: | |
| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
Revue d’Alsace
2017
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| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | Le message de Luther est diffusé d’abord par la réimpression d’un certain nombre de ses écrits. Entre 1519 et 1525, des textes de Luther sont publiés 168 fois à Strasbourg, ainsi que d’autres émanant d’auteurs proches de Luther tels que ceux Bucer. Un seul éditeur, Grüninger, résiste à la vague luthérienne. Touchés par ces publications, des clercs mais aussi des laïcs se rallient au mouvement évangélique. Mais c’est surtout à travers la prédication d’un certain nombre de pasteurs adhérant aux idées de Luther, tels que Matthieu Zell, que la grande majorité des fidèles va être convaincue par le message luthérien, dans les villes d’abord, puis à la campagne. Tout en reprenant les conceptions des réformateurs de Wittenberg au sujet de la justification par la foi, de l’autorité de l’Écriture sainte, de la messe et du sacerdoce de tous les fidèles, les prédicateurs en place ainsi que d’autres, autoproclamés, tels que Clément Ziegler, mettent surtout l’accent sur les fruits de la foi, en particulier l’amour et exigent la suppression d’un certain nombre d’institutions et de pratiques. De larges couches de la population des villes se rallient au mouvement ; l’opposition, représentée en particulier par de nombreux clercs dont le fougueux franciscain Thomas Murner, va être marginalisée. À la campagne, le message luthérien est souvent associé aux revendications paysannes qui vont conduire au soulèvement de 1525. De manière générale, la réception du mouvement évangélique entraîne des changements qui concernent le culte, le statut des pasteurs, la fermeture des couvents et une plus grande implication des autorités civiles dans l’organisation et la vie des Églises. (Marc Lienhard). |
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