Le Pfifferdaj, la fête des faiseurs de fête
Le Pfifferdaj, la plus ancienne fête populaire d’Alsace, a une place à part dans le paysage festif alsacien. Son ancienneté est attestée par une charte de 1400, mais l’analyse historique permet de rallonger son âge d’un siècle. Ainsi, pendant près de cinq siècles, la corporation-confrérie des ménétr...
שמור ב:
| הוצא לאור ב: | URI:https://journals.openedition.org/alsace, |
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| מחבר ראשי: | |
| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Français |
| יצא לאור: |
Revue d’Alsace
2016
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| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | Le Pfifferdaj, la plus ancienne fête populaire d’Alsace, a une place à part dans le paysage festif alsacien. Son ancienneté est attestée par une charte de 1400, mais l’analyse historique permet de rallonger son âge d’un siècle. Ainsi, pendant près de cinq siècles, la corporation-confrérie des ménétriers d’Alsace se réunit chaque année pour tenir son assemblée. Ses membres sont des musiciens : les varende Spilleuth, le seigneur de Ribeaupierre est leur roi, Notre Dame de Dusenbach est leur patronne. Nul ne peut manquer le grand rendez-vous du 8 septembre à Ribeauvillé où trois évènements se conjuguent : le Pfeifertag, la Nativité et la foire annuelle. Mais la Révolution met fin au Pfeifertag par la suppression des corporations en 1791. En 1802, la foire est rétablie à sa date traditionnelle. Mais ce n’est plus qu’une simple kilbe qui de l’ancien Pfeifertag ne garde que le nom. En 1890, un « néo-Pfeifertag », mémoriel et festif, voit le jour grâce à la représentation en plein air d’une pièce, Die Pfeiferbrüder, écrite, mise en scène et jouée par les habitants. Cette fête est un immense succès et marque les esprits pour des générations. Le Moyen Âge imprègne désormais la vie locale. Mais la tradition de la présentation d’une pièce de théâtre est abandonnée en 1950 faute de scène adéquate. Commence alors le règne des musiques et des chars. Sont introduits les cortèges à thème historique. Mais l’esprit de 1890 s’estompe et on s’éloigne pendant de longues périodes du sens du « jour des ménétriers ». C’est le goût pour la fête, qui est le mieux préservé. Dans le long cheminement vers la qualité, c’est l’enthousiasme des nombreuses associations, qui reste le principal atout d’un Pfifferdaj qui, par son histoire singulière, fait partie du patrimoine de l’Alsace. |
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