Marseillaise, paradis tricolore et drapeaux par milliers
La signature de l’Armistice du 11 novembre 1918 et la perspective du retour à la France s’accompagnent d’une vague de festivités inédite en Alsace. L’entrée dans les villes des généraux français, ou encore la visite du président de la République, sont l’occasion de cortèges militaires et de réceptio...
Guardat en:
| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/alsace, |
|---|---|
| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Revue d’Alsace
2016
|
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | La signature de l’Armistice du 11 novembre 1918 et la perspective du retour à la France s’accompagnent d’une vague de festivités inédite en Alsace. L’entrée dans les villes des généraux français, ou encore la visite du président de la République, sont l’occasion de cortèges militaires et de réceptions officielles. Ces événements s’inscrivent dans le droit fil de manifestations semblables observées pendant la guerre, lors de l’éphémère conquête de Mulhouse en août 1914 ou dans le cadre de l’administration française des vallées de la Thur et de la Doller. Ces journées comportent une dimension spontanée dont témoigne l’implication massive et volontaire des populations : au sortir d’une guerre longue, la fête permet d’exorciser un passé récent douloureux et offre aux populations une perspective d’avenir prometteuse. Elle permet aussi aux Alsaciens, qui ont vécu la guerre du côté allemand, de s’approprier un ensemble de rituels républicains, participant ainsi d’une découverte réciproque. L’unanimité n’est cependant pas totale : les nombreux démobilisés de l’armée allemande sont absents des réceptions et, les réjouissances à peine terminées, apparaissent déjà les premiers signes du « malaise alsacien ». |
|---|