Les fêtes politiques de la Deuxième République en Alsace (1848-1852)

Les périodes révolutionnaires concentrent les moments d’extériorisation d’émotions politiques collectives qui peuvent prendre le nom de fêtes. Ils sont particulièrement abondants sous la Deuxième République. Les députés orléanistes honnis font l’objet de charivaris, comme à Strasbourg en février 184...

Full beskrivning

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Bibliografiska uppgifter
I publikationen:URI:https://journals.openedition.org/alsace,
Huvudupphovsman: Igersheim, François
Materialtyp: Article ou chapitre numérique
Språk:Français
Publicerad: Revue d’Alsace 2016
Länkar:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivning
Sammanfattning:Les périodes révolutionnaires concentrent les moments d’extériorisation d’émotions politiques collectives qui peuvent prendre le nom de fêtes. Ils sont particulièrement abondants sous la Deuxième République. Les députés orléanistes honnis font l’objet de charivaris, comme à Strasbourg en février 1848. L’opposition se réunit en banquets républicains, à Colmar et à Strasbourg en 1847. Puis en février, c’est l’explosion ; plus d’une centaine de localités alsaciennes sont le théâtre d’émeutes, avec parfois la plantation d’arbres de la liberté, et aussi l’excès de la persécution anti‑juive. Les nouveaux dirigeants républicains entendent contrôler ces mouvements et décide de la célébration de Fêtes officielles dans les chef-lieux, à Strasbourg et à Colmar puis dans de nombreuses petites villes avec plantation d’arbres de la liberté et fraternisations entre soldats et gardes nationaux, patrons et ouvriers etc. La politique reprend ses droits et les campagnes électorales voient réapparaître les banquets. Mais les démocrates-sociaux (rouges) inventent aussi le grand meeting populaire de plein air, comme pendant la campagne électorale de 1849. En Alsace, ils l’emportent sur les partis modérés jusqu’en 1851. En 1850, le voyage présidentiel entre dans le registre de la célébration publique, à Mulhouse, à Colmar, à Strasbourg et dans les localités du parcours. À partir du coup d’État militaire du 2 décembre, à la fête politique succède une « fête nationale » tout aussi politique, où le spectacle est celui de la force armée en revue, particulièrement importante dans une Alsace qui concentre de nombreuses garnisons.