Le « Schwörbrief » de 1482 : L’origine et les conséquences de l’exclusion du Grand conseil pour les baigneurs de Strasbourg

Cet article s’intéresse à l’année 1482, date centrale de l’évolution institutionnelle strasbourgeoise. La nouvelle charte de serment, qui resta en vigueur jusqu’à la Révolution française, établissait alors que le nombre de membres du Grand Conseil serait réduit de deux sièges des corporations et deu...

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Uloženo v:
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Vydáno v:URI:https://journals.openedition.org/alsace,
Hlavní autor: Zech, Kristin
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: Revue d’Alsace 2014
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:Cet article s’intéresse à l’année 1482, date centrale de l’évolution institutionnelle strasbourgeoise. La nouvelle charte de serment, qui resta en vigueur jusqu’à la Révolution française, établissait alors que le nombre de membres du Grand Conseil serait réduit de deux sièges des corporations et deux des Constofler. La problématique de l’article porte moins sur l’évolution des institutions strasbourgeoises en tant que telle, mais plutôt sur la question des groupes qui perdirent leur siège. Quelles raisons expliquèrent alors la perte de ce levier essentiel de la participation politique, et comment le groupe se structura-t-il après son exclusion du Conseil, qui signifiait également la fin de son existence comme corporation autonome ? Cette étude prend comme exemple le métier des baigneurs, qui, avec les barbiers-chirurgiens, désignait un conseiller depuis 1332. Il apparaît que dans le cas des baigneurs, un faisceau de facteurs peut expliquer la perte du siège au Conseil, tels que le déclin de l’activité des bains, la diminution du nombre de membres du métier qui en résulta ou encore les dettes du poêle du métier. Par ailleurs, une spécificité du métier était que les bains employaient beaucoup de personnel non qualifié et que comme lieu de rencontre de personnes peu vêtues des deux sexes, ils étaient de moins en moins bien vus au seuil de l’époque moderne. En 1482, lorsque leur corporation fut dissoute, les baigneurs furent placés dans celle des forgerons où leur rôle fut insignifiant. Leur identité propre, qui s’exprimait en ville par la bannière, le sceau, le poêle de la corporation et par leur participation au service du guet avec un contingent propre, était alors définitivement perdue. Après 1482, le groupe se définit et se structura principalement par sa confrérie, qui subsista au moins jusqu’à 1537, alors que Strasbourg était déjà devenue protestante.