Novembre 1918. L’administration française s’établit en Alsace-Lorraine
Une tâche immense et délicate attend les autorités françaises qui s’installent à Strasbourg, Metz et Colmar au cours des semaines qui suivent l’Armistice du 11 novembre 1918. Le gouvernement et l’administration peuvent toutefois s’appuyer sur les réflexions conduites par différentes instances chargé...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/alsace, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Revue d’Alsace
2013
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| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Une tâche immense et délicate attend les autorités françaises qui s’installent à Strasbourg, Metz et Colmar au cours des semaines qui suivent l’Armistice du 11 novembre 1918. Le gouvernement et l’administration peuvent toutefois s’appuyer sur les réflexions conduites par différentes instances chargées, depuis 1915, d’étudier le devenir de l’Alsace-Lorraine dans le cas d’une victoire française. Mais à l’automne 1918, l’équipe constituée autour de Clemenceau fait le choix de l’assimilation rapide : nomination de commissaires de la République chargés d’administrer l’ancien Reichsland selon une logique départementale, liquidation des institutions régionales -en particulier du Landtag-, congédiement des fonctionnaires allemands. Cette organisation nouvelle est bien éloignée des recommandations prudentes formulées par la Conférence d’Alsace-Lorraine. Les alertes répétées émanant de personnalités politiques locales, le mécontentement grandissant de la population parviennent toutefois à dessiller les yeux des fonctionnaires gouvernementaux. La mise en place d’un commissariat général de la République à Strasbourg au printemps 1919 rend compte des orientations nouvelles du gouvernement dans le sens de la déconcentration des pouvoirs et d’une meilleure prise en compte du « fait régional » en Alsace. |
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