Le passé indien et l’avenir de la nation au Mexique :Retour sur l’anthropologie critique de Guillermo Bonfil Batalla

Le passé indien au Mexique a fait l’objet de plusieurs interprétations, reliées chacune à des projets d’avenir différents pour la nation. À la fin du XXe siècle émergea un courant connu sous le nom d’« anthropologie critique », à partir duquel une relecture de ce passé a été engagée. L’anthropologue...

সম্পূর্ণ বিবরণ

সংরক্ষণ করুন:
গ্রন্থ-পঞ্জীর বিবরন
প্রকাশিত:URI:https://journals.openedition.org/alhim,
প্রধান লেখক: Reyna, Miriam Hernández
বিন্যাস: Article ou chapitre numérique
ভাষা:Français
প্রকাশিত: Amérique latine histoire et mémoire 2019
বিষয়গুলি:
অনলাইন ব্যবহার করুন:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
বিবরন
সংক্ষিপ্ত:Le passé indien au Mexique a fait l’objet de plusieurs interprétations, reliées chacune à des projets d’avenir différents pour la nation. À la fin du XXe siècle émergea un courant connu sous le nom d’« anthropologie critique », à partir duquel une relecture de ce passé a été engagée. L’anthropologue Guillermo Bonfil Batalla appartient à cette génération marquée par un renouveau marxiste et par une critique des notions de civilisation et de progrès. Dans cet article, nous restituons plusieurs éléments de l’histoire intellectuelle de Bonfil Batalla. Tout d’abord, nous situons sa pensée dans le contexte d’une anthropologie internationale qui dénonça les conditions des vies des peuples indigènes dans les États-nations indépendants, pour ensuite examiner comment la pensée de cet anthropologue se nourrit de ces éléments et contribua à la formation de ce courant critique dans l’anthropologie et à son application au Mexique. Nous verrons comment l’anthropologie de Bonfil Batalla, à la fois critique et politiquement engagée sur la question indigène au Mexique, fut le point d’orgue d’un renouveau dans la perception du passé indien, entendu non comme un fardeau pour construire la modernité, mais comme une source d’espoir et de libération pour une nation qui s’était auparavant contentée d’être la copie déformée d’un occident imaginaire.