Documentaire et fiction dans Norteado de Rigoberto Perezcano
Dès qu’il s’est amorcé, le phénomène de migration latino-américaine vers les Etats-Unis a suscité un intérêt majeur chez les artistes du Mexique, premier pays concerné par cet exode. Sur le plan cinématographique, des années 1950 à nos jours, de nombreux cinéastes ont dénoncé le sort tragique de ces...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/alhim, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Amérique latine histoire et mémoire
2012
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Dès qu’il s’est amorcé, le phénomène de migration latino-américaine vers les Etats-Unis a suscité un intérêt majeur chez les artistes du Mexique, premier pays concerné par cet exode. Sur le plan cinématographique, des années 1950 à nos jours, de nombreux cinéastes ont dénoncé le sort tragique de ces milliers de migrants. Depuis quelques années, un certain nombre de réalisateurs tentent d’apporter un regard différent sur cette dure réalité, c’est le cas de Rigoberto Perezcano et de son film Norteado (2009). Norteado est l’histoire d’Andrés, un jeune migrant qui se retrouve bloqué à Tijuana, sans parvenir à passer la frontière. Ainsi, ce n’est pas tant la traversée de la frontière que nous raconte le film mais l’étape antérieure, le séjour à Tijuana où, grâce aux rencontres humaines que fait Andrés, il finit par être « norteado », déboussolé et gagné par le Nord mexicain. Cet article étudie comment Perezcano, jonglant entre documentaire et fiction, nous présente de la manière la plus réaliste qui soit, cette autre facette de l’épopée du migrant. Il parvient ainsi, sans pathos ni mélodrame, et avec un certain sens de la poésie, à nous plonger dans l’expérience intime du voyage d’Andrés. |
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