Les autochtones invisibles ou comment l’Argentine s’est « blanchie »

Depuis la fin du XIX siècle, dans sa volonté d’assimiler les populations amérindiennes Mapuche à son idéologie républicaine de tradition libérale, l’état argentin a conduit à leur invisibilisation plus qu’à leur disparition. Ainsi, dans un contexte où « l’identité nationale argentine » devait présen...

ver descrição completa

Na minha lista:
Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/alhim,
Autor principal: Kradolfer, Sabine
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Amérique latine histoire et mémoire 2009
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Depuis la fin du XIX siècle, dans sa volonté d’assimiler les populations amérindiennes Mapuche à son idéologie républicaine de tradition libérale, l’état argentin a conduit à leur invisibilisation plus qu’à leur disparition. Ainsi, dans un contexte où « l’identité nationale argentine » devait présenter une unité ethnique, linguistique et religieuse émergeât l’idée qu’en Argentine : « il n’y a plus d’autochtones ». Pourtant, depuis une vingtaine d’années, les organisations de défense des droits des autochtones proposent de nouvelles formes de citoyenneté et négocient avec l’état des modes alternatifs d’organisation sociale et politique. Le « blanchissement » auquel il est fait allusion – peut-être de manière quelque peu impertinente – dans le titre de mon résumé ne fait pas seulement référence au processus d’assimilation des autochtones à la Nation argentine mais aussi à la négation du fait que les différentes tentatives (militaires mais aussi politique, sociales, culturelles, juridiques, etc.) visant à faire disparaître les cultures indigènes ne soient (presque) jamais considérées comme des actes répréhensibles.