Pérou : le rêve de l’Etat-nation des intellectuels de la génération de 1900
Enfants de la défaite de la Guerre du Pacifique et de la crise d’identité qui s’en suivit, cette génération de jeunes intellectuels, liés au pouvoir oligarchique par une relation ambivalente d’appartenance et de contestation, désiraient reconstruire et régénérer leur pays. L’examen de leurs travaux...
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| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/alhim, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Amérique latine histoire et mémoire
2009
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Enfants de la défaite de la Guerre du Pacifique et de la crise d’identité qui s’en suivit, cette génération de jeunes intellectuels, liés au pouvoir oligarchique par une relation ambivalente d’appartenance et de contestation, désiraient reconstruire et régénérer leur pays. L’examen de leurs travaux met en évidence des points de vue et des niveaux d’engagement fort différents, mais qui participent tous d’une tentative de dévoilement de la réalité nationale et de réflexion sur les implications de la construction d’un Etat-nation moderne. Ces contestataires libéraux et réformistes croyaient qu’une patrie, une nation, une nationalité et une citoyenneté se construisent grâce à l’exercice de la raison, à l’instruction publique, au service militaire, et au gouvernement d’une élite éclairée, démocratiquement reconnue comme telle. Grâce à leur élévation morale et à leur savoir-faire technocratique, ils étaient convaincus de faire des analyses justes et de pouvoir administrer au pays les bons remèdes pour régler ce qu’ils appelaient la question nationale, la question sociale et la question indigène. Ces jeunes intellectuels rêvaient de créer une démocratie libérale moderne idéale, une société de citoyens responsables, une économie développée, qui participent pleinement au concert des nations. Certains d’entre eux ont d’ailleurs eu leur part dans une certaine modernisation de l’administration et du fonctionnement de l’Etat. Et si leur rêve ne s’est pas réalisé, les questions qu’ils avaient alors posées, il y a un siècle, sont toujours pertinentes. |
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