L’écriture collective ou la mise en abyme du groupe : l’exemple des Sans-Cou
La création collective au théâtre est devenue l’apanage de nombreuses compagnies. Mais de quoi est constituée cette parole, notamment dans les ouvrages publiés en tant que textes dramatiques sous le nom d’un collectif ? Dans l’exemple du collectif des Sans-Cou, il est notable que chacun de leurs tex...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/agon, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Agôn
2022
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | La création collective au théâtre est devenue l’apanage de nombreuses compagnies. Mais de quoi est constituée cette parole, notamment dans les ouvrages publiés en tant que textes dramatiques sous le nom d’un collectif ? Dans l’exemple du collectif des Sans-Cou, il est notable que chacun de leurs textes offre une sorte de mise en abyme de la situation d’écriture. Ils gardent tout d’abord les scories de leur contact avec le « vivant » de la scène ; l’écriture de plateau, basée sur l’improvisation, conserve les marques de son origine orale et spontanée. Mais le geste d’écriture semble aussi se présenter d’emblée comme un auto-questionnement permanent, une mise en jeu du groupe. Par la pratique de l’écriture en commun, on tente de saisir le fonctionnement d’un groupe de l’intérieur : ses mécanismes, ses hiérarchies, sa légitimité aussi, car la limite entre l’artistique et le politique est mince. Nous tenterons donc d’étudier en quoi l’exemple des Sans-Cou peut nous faire réfléchir sur l’écriture des groupes en tant qu’auto-dévoilement, mise à nu des processus d’écriture et aussi mise en scène inévitable du collectif : l’écriture issue de l’improvisation collective est-elle forcément méta-textuelle ? |
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