Le Théâtre au corps
Le souvenir d’une présence.C’est souvent ce qu’il nous reste d’un acteur au sortir d’une représentation théâtrale. Celle-ci est d’abord fondée sur des détails physiques – sa taille, la teinte de ses cheveux, le timbre de sa voix… – mais pas seulement. Ce qui perdure dans la mémoire du spectateur, c’...
Shranjeno v:
| izdano v: | URI:https://journals.openedition.org/agon, |
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| Auteurs principaux: | , |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Agôn
2022
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| Teme: | |
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Le souvenir d’une présence.C’est souvent ce qu’il nous reste d’un acteur au sortir d’une représentation théâtrale. Celle-ci est d’abord fondée sur des détails physiques – sa taille, la teinte de ses cheveux, le timbre de sa voix… – mais pas seulement. Ce qui perdure dans la mémoire du spectateur, c’est finalement l’intensité avec laquelle un acteur, au contact d’un metteur en scène, a traversé un texte, une image, un plateau.Il est sur la scène lyonnaise un acteur qui, ces dernières années, a ainsi marqué nos esprits de sa présence. Grégoire Monsaingeon, qui a été formé à l’ENSATT, est en effet apparu de manière récurrente, sur le plateau du Théâtre du Point du Jour, dans les spectacles étonnants et détonnants de Gwénaël Morin, de Comédie sans titre (2004) à Lorenzaccio (2008), en passant par Les Justes (2005). C’est toutefois moins la récurrence de sa présence qui a retenu notre attention que le puissant engagement de son corps dans la représentation dont témoignait également la mise en scène de Périclès, prince de Tyr (2006) par Michel Raskine dans laquelle Grégoire Monsaingeon occupait le rôle-titre.Alors qu’aux côtés de Gwénaël Morin de nouveau, il participe actuellement à Aubervilliers au projet singulier et fort stimulant du Théâtre Permanent, nous avons voulu en savoir plus sur cet acteur, sur son inscription sur le plateau. En l’interrogeant tout à la fois sur son rapport aux metteurs en scène, aux autres comédiens, aux spectateurs mais également au texte, nous avons ainsi tenté de comprendre sur quoi se fondait la présence d’un acteur, comment, en quoi, pourquoi cet artiste avait le théâtre au corps.Ce qui se raconte finalement dans les réponses de Grégoire Monsaingeon, c’est son engagement dans une expérience théâtrale qui, quoiqu’elle soit toujours en cours d’élaboration, d’invention, se révèle aujourd’hui décisive par sa défense d’un théâtre public, d’un théâtre où acteurs et spectateurs fassent communauté. |
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