“On dirait que nous serions des alpinistes indiens…”

Cet article se penche sur un rituel propre au Théâtre du Soleil, le « jeu de loges » : au sein de la troupe d’Ariane Mnouchkine, une fois costumés et maquillés, les acteurs « deviennent » le personnage, jouent entre eux comme s’ils étaient réellement celui-ci ; le maquillage, l’habillage, l’attente...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/agon,
Auteur principal: Daniellou-Molinié, Célia
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Agôn 2018
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Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Cet article se penche sur un rituel propre au Théâtre du Soleil, le « jeu de loges » : au sein de la troupe d’Ariane Mnouchkine, une fois costumés et maquillés, les acteurs « deviennent » le personnage, jouent entre eux comme s’ils étaient réellement celui-ci ; le maquillage, l’habillage, l’attente en coulisses n’y sont pas seulement considérés comme des préalables à l’entrée en scène, ils en sont les prémisses.Entrecroisant des observations de répétitions, des bribes de vie volées aux loges du Théâtre du Soleil, et des témoignages de quelques membres de la troupe, cet article se veut une réflexion sur l’« entrée en jeu » au Théâtre du Soleil : ce « jeu de loges », cette entrée en scène avant la scène, est-il une mise en condition de l’acteur pour le spectacle ? Ou bien une volonté de ne pas limiter le jeu à la scène ? En quoi la manière qu’ont les comédiens du Théâtre du Soleil d’envisager leur « réelle » entrée en scène est-elle modifiée par ce jeu « hors-scène » ? Ou, plus simplement : jouer avant la scène, est-ce déjà entrer en scène ?