Entrée en scène, entrée en acte
Dans la dramaturgie classique, la circulation des personnages obéit à une règle à la fois stricte et tacite : un personnage ne peut entrer en scène deux fois au cours du même acte. Pourquoi cette adéquation entre entrée en scène et « entrée en acte » ? On verra que cette règle permet de résoudre deu...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/agon, |
|---|---|
| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Agôn
2018
|
| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Dans la dramaturgie classique, la circulation des personnages obéit à une règle à la fois stricte et tacite : un personnage ne peut entrer en scène deux fois au cours du même acte. Pourquoi cette adéquation entre entrée en scène et « entrée en acte » ? On verra que cette règle permet de résoudre deux problèmes qui, selon les principes de la dramaturgie classique, se posent dans la représentation de l’espace et du temps : en effet, si un personnage sort de scène et y revient au cours du même acte, le spectateur aura l’impression d’une distorsion du temps (si ce personnage a participé à une action hors-scène) ou de l’espace (s’il est resté inactif durant son absence). Au contraire, le fait qu’un personnage ne puisse pas revenir sur scène tant qu’un entracte n’a pas eu lieu permet d’exploiter les fonctions d’ellipse ou de changement de lieu qui sont inhérentes à l’entracte et qui permettront de résoudre ces diverses incohérences. |
|---|