Le blanc dans la poésie espagnole du xxe siècle

Comme en Europe, bien qu’avec des spécificités, la poésie espagnole du XXe siècle voit se développer des pratiques tendant à visualiser la lettre et à spatialiser, de façon illustrative ou non, le poème, enclenchant ainsi un rapport différent, inauguré par Mallarmé, entre le réel et les mots. Les es...

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מידע ביבליוגרפי
הוצא לאור ב:URI:https://journals.openedition.org/agedor,
מחבר ראשי: Mathios, Bénédicte
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: L’Âge d’or 2018
נושאים:
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
תיאור
סיכום:Comme en Europe, bien qu’avec des spécificités, la poésie espagnole du XXe siècle voit se développer des pratiques tendant à visualiser la lettre et à spatialiser, de façon illustrative ou non, le poème, enclenchant ainsi un rapport différent, inauguré par Mallarmé, entre le réel et les mots. Les espaces en blanc internes au vers, ou facteurs d’un nouvel agencement des vers, devenant alors lignes horizontales ou non, étaient jusque là le domaine de l’invisible, dans la mesure où le blanc est considéré habituellement comme « fond » de l’écrit. Pourtant, les blancs font eux aussi naître une visibilité éparpillée de façon aléatoire, abstraite ou figurative (calligrammes). Le blanc devient alors l’espace du lecteur qui doit trouver comment « coudre » entre eux les éléments visibles, afin, au-delà du signifié immédiat né de la dimension visuelle, de lire autrement, en parcourant les strates de sens qui spatialisent la conception même de métaphore et sa réception. Les auteurs donnés comme exemples sont : V. Huidobro, G. Diego, J. Brossà, B. de Otero.