L’exode ou l’affirmation ultime de la dystopie
Depuis son apparition médiatisée et médiatique dans Nueve Novísimos poetas españoles (1970), Leopoldo María Panero a confirmé son statut de « coqueluche », à la fois enfant gâté des Lettres espagnoles et « último hombre » (T. Blesa). Entre la construction de la figure du poète fou et la maladie qui...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/agedor, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
L’Âge d’or
2018
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Depuis son apparition médiatisée et médiatique dans Nueve Novísimos poetas españoles (1970), Leopoldo María Panero a confirmé son statut de « coqueluche », à la fois enfant gâté des Lettres espagnoles et « último hombre » (T. Blesa). Entre la construction de la figure du poète fou et la maladie qui le tient reclus en hôpital psychiatrique, la lecture de l’œuvre pâtit d’une distorsion liée à ces éléments empiriques. L’article propose de les écarter pour s’interroger sur le projet-destin que dessine recueil après recueil, la parole poétique panérienne. On y discerne deux phases : celle, initiale, de l’attaque frontale qui affiche toutes les formes du dissensus (subversion, perversion, transgression, blasphème) ; la seconde, vers les années 2000, amorce un mouvement de retrait, d’exil que nous qualifierons d’exode. Nous proposerons d’y voir l’affirmation de l’impossible utopie : dystopie de la vie et de la poésie. L’article portera, pour l’essentiel, sur cette seconde phase. |
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