La brújula rota y la lengua desatada

Panero ne croit pas en la littérature, il doute que la parole serve à quelque chose et il avoue s’ennuyer en lisant de la poésie. En marge ou à l’arrière des poètes glamour qui cachent derrière un paravent des zones de leur vie, se tient Panero avec la boussole brisée et sa poésie de la cruauté, que...

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Bewaard in:
Bibliografische gegevens
Gepubliceerd in:URI:https://journals.openedition.org/agedor,
Hoofdauteur: Oviedo, Ramiro
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Espagnol
Gepubliceerd in: L’Âge d’or 2018
Onderwerpen:
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Omschrijving
Samenvatting:Panero ne croit pas en la littérature, il doute que la parole serve à quelque chose et il avoue s’ennuyer en lisant de la poésie. En marge ou à l’arrière des poètes glamour qui cachent derrière un paravent des zones de leur vie, se tient Panero avec la boussole brisée et sa poésie de la cruauté, que l’appréhension intégriste voudrait confiner dans l’enfer de l’illisible. Quand le système rend impossible la poésie, conduisant les sceptiques à soutenir que, face à l’échec de l’homme et de l’histoire, il n’y a plus de parole qui vaille, Panero surgit avec sa langue déchaînée et irréfutable afin de nier ces conjectures, rendant lisible son échec ainsi que celui de la civilisation: « Bello es perder/ Bella es la ruina y el acabamiento/ Bello es el pájaro azul de la ruina » (PANERO Leopoldo María Panero, Poesía completa, [2000-2010], edición de Túa Blesa, Madrid, Visor Libros, 2012, p. 71-72.) Cette communication bifurque dans deux directions, en premier lieu, la cartographie barbare et la boussole brisée de Panero – associée à la folie –, et en second lieu, la langue déchaînée qui enregistre ses mouvements et ses incidences dans le texte. En fondant la littérature avec la vie, Panero dépasse le malentendu du discours littéraire. Le corps invente une écriture psychotique (délire dystopique-alchimique) pour communiquer avec ses propres marges.