L’art d’effacer le graffiti : la couleur du vide
Nous nous concentrerons sur le centre historique de Madrid, où l’effacement du tag et du graffiti depuis les années 1990 constitue l’un des fers de lance électoral des administrations municipales. Le conflit oppose les graffeurs et la mairie, dans un va‑et‑vient incessant qui voit s’alterner surface...
Enregistré dans:
| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/agedor, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Publié: |
L’Âge d’or
2023
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Nous nous concentrerons sur le centre historique de Madrid, où l’effacement du tag et du graffiti depuis les années 1990 constitue l’un des fers de lance électoral des administrations municipales. Le conflit oppose les graffeurs et la mairie, dans un va‑et‑vient incessant qui voit s’alterner surface remplie et surface vidée, restauration et anéantissement de la monochromie murale. L’effacement du graffiti donne lieu à un phénomène paradoxal, qu'il est proposé d’analyser ici : les rectangles de peinture (appelés « buff ») apposés par les agents de propreté pour recouvrir les écritures illégales, au lieu de rétablir un vide, viennent emplir l’espace urbain d’un patchwork de couleurs. |
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