Entre interrogation et exclamation

Toute quête identitaire passe par un processus d’interrogation sur le moi, et la voix poétique panérienne ne déroge pas à la règle, puisqu’elle utilise très fréquemment les questions dans ses poèmes. Néanmoins, par divers stratagèmes linguistiques, elle transgresse totalement l’obligation de réponse...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/agedor,
Autor principal: Laguian, Claire
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: L’Âge d’or 2018
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:Toute quête identitaire passe par un processus d’interrogation sur le moi, et la voix poétique panérienne ne déroge pas à la règle, puisqu’elle utilise très fréquemment les questions dans ses poèmes. Néanmoins, par divers stratagèmes linguistiques, elle transgresse totalement l’obligation de réponse qui conditionne normalement l’existence de l’interrogation. L’exclamation, du fait de son caractère d’affirmation hyperbolique, semble supplanter une interrogation en échec total, surtout à partir des années 2000. Mais, la voix poétique chez Leopoldo María Panero essuie encore un non-aboutissement puisque le sémantisme de l’exclamation implique toujours une facette négative. Ce qui détruit finalement tout espoir d’une quelconque voie identitaire, capable d’être définie ou trouvée, c’est la prépondérance des interjections syllabiques, « ah » et « oh », qui s’apparentent au cri et installent paradoxalement un silence signifiant dans des poèmes qui finissent peut-être par accepter le caractère vain, utopique, de toute recherche identitaire.