Compter les morts

La mort violente, le travail précaire, la pauvreté font partie du quotidien de la frontière nord du Mexique. C’est à cette mort effroyable, car brutale et quotidienne, que l’écriture contemporaine se trouve confrontée et qui la porte à trouver d’autres dialogues esthétiques et éthiques. Devant cette...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Dans:URI:https://journals.openedition.org/agedor,
Auteur principal: Balcázar, Melina
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: L’Âge d’or 2021
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:La mort violente, le travail précaire, la pauvreté font partie du quotidien de la frontière nord du Mexique. C’est à cette mort effroyable, car brutale et quotidienne, que l’écriture contemporaine se trouve confrontée et qui la porte à trouver d’autres dialogues esthétiques et éthiques. Devant cette réalité, la tâche de l’écrivain devrait être, selon l’injonction lancée par l’écrivain chilien Roberto Bolaño, de « savoir mettre la tête dans l’obscur, savoir sauter dans le vide » et écrire minutieusement l’horreur en intégrant document et fiction. À partir des exemples de Roberto Bolaño et Sergio González Rodríguez – qui ont été profondément marqués par cette Frontière qui sépare le Nord du Sud, les riches des pauvres, les hommes des femmes, l’anglais de l’espagnol –, on analyse ici la portée politique de cet acte, obsessionnel et douloureux, de « compter les morts ».