À propos des modes de construction du territoire en pays jóola : sources écrites, traditions villageoises et matériaux ethnographiques

Dans les relations des voyageurs qui se sont succédé sur les côtes des « Rivières du Sud » du xve au xviiie siècle, des « Felupos » (aujourd’hui appelés Jóola), on apprend pour l’essentiel trois choses : la technicité de leurs aménagements rizicoles (témoignant d’une très ancienne implantation), leu...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/afriques,
Autor principal: Journet-Diallo, Odile
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Afriques 2011
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Dans les relations des voyageurs qui se sont succédé sur les côtes des « Rivières du Sud » du xve au xviiie siècle, des « Felupos » (aujourd’hui appelés Jóola), on apprend pour l’essentiel trois choses : la technicité de leurs aménagements rizicoles (témoignant d’une très ancienne implantation), leur hostilité et leur refus de tout commerce avec les Blancs. La complexité des divisions territoriales, que l’on voit apparaître dans les textes du xviiie, s’affirme dans les écrits des administrateurs coloniaux du xixe : ne pouvant s’appuyer sur aucune institution de type chefferie ou organisation clanique dans ces sociétés rétives à toute autorité centralisée, les découpages des administrateurs achoppaient sur l’instabilité des unités territoriales et de leurs relations. Le fait que les divisions géographiques et linguistiques ne se recoupent pas, le jeu permanent des auto- et hétéronymes ne simplifiaient pas les choses. De quels matériaux peut-on disposer aujourd’hui pour repérer non seulement les contours et les prédicats des unités territoriales, mais aussi la manière dont les Jóola fabriquaient du territoire ? On pourra en particulier s’interroger sur l’apport des traditions orales villageoises, de la topographie des lieux de culte, du suivi des cycles rituels, mais aussi des empreintes laissées dans le paysage.