L’île de Bilāq dans le Kitāb Nuzhat al-Muštāq d’al-Idrīsī (XIIe siècle). Généalogie d’une confusion

La description de l’île de Bilāq chez le géographe al-Idrīsī, au xiie siècle, tranche nettement avec les récits de ses prédécesseurs et ne correspond que très partiellement à l’îlot de Philae auquel Bilāq est d’ordinaire identifiée. Alors qu’elle est normalement située légèrement en amont de la prem...

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Τόπος έκδοσης:URI:https://journals.openedition.org/afriques,
Κύριος συγγραφέας: Seignobos, Robin
Μορφή: Article ou chapitre numérique
Γλώσσα:Français
Έκδοση: Afriques 2021
Θέματα:
Διαθέσιμο Online:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Περιγραφή
Περίληψη:La description de l’île de Bilāq chez le géographe al-Idrīsī, au xiie siècle, tranche nettement avec les récits de ses prédécesseurs et ne correspond que très partiellement à l’îlot de Philae auquel Bilāq est d’ordinaire identifiée. Alors qu’elle est normalement située légèrement en amont de la première cataracte, Bilāq devient chez Idrīsī une immense île localisée bien en amont de la Vallée, en plein pays nubien, au confluent du Nil et d’un fleuve provenant d’Éthiopie. Les commentateurs modernes s’accordent à reconnaître qu’il y a là un amalgame probable avec la région de l’interfluve Nil-Atbara, sans parvenir pour autant à en comprendre les raisons. Cet article s’efforce précisément d’examiner les sources et les méthodes mises en œuvre par le géographe de Sicile afin d’éclairer la généalogie de cette confusion. Celle-ci repose en dernier lieu sur la difficulté à adapter des informations hétérogènes, dont une partie au moins est issue d’entretiens oraux avec des voyageurs, au cadre ptoléméen dans lequel Idrīsī entend les fondre. L’île de Bilaq se superpose alors au souvenir rémanent de l’île de Méroé, figure majeure de la géographie ptoléméenne du Haut Nil.