Chantiers d’histoire : enquêtes sur les archives de l’archéologie africaine
Cet article introductif ouvre un dossier thématique consacré aux archives de l’archéologie africaine. Produites lors d’opérations de terrain souvent irréversibles, ces archives – notes, relevés, photographies, correspondances et collections de mobilier – constituent la trace principale, parfois uniq...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/afriques, |
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| Auteurs principaux: | , |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Afriques
2026
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Cet article introductif ouvre un dossier thématique consacré aux archives de l’archéologie africaine. Produites lors d’opérations de terrain souvent irréversibles, ces archives – notes, relevés, photographies, correspondances et collections de mobilier – constituent la trace principale, parfois unique, des contextes fouillés. Fragmentaires, dispersées entre institutions publiques et collections privées bien au-delà des frontières du continent, fragilisées par les discontinuités institutionnelles héritées de la période coloniale, elles n’en représentent pas moins un levier essentiel pour le renouvellement de l’écriture de l’histoire africaine. Leur relecture critique permet d’interroger un discours historiographique trop souvent reproduit sans examen, faute de sources alternatives, et d’en révéler les failles et les silences – acteurs invisibles, pratiques occultées, interprétations figées dans des paradigmes désormais dépassés. Revisiter d’anciennes fouilles, restituer les gestes de l’excavation, réexaminer des collections et réinterroger les éléments de preuve : autant de démarches relevant d’une logique indiciaire qui consiste à recomposer, pièce par pièce, ce que le temps et l’oubli ont disjoint – non pour instruire un procès contre ceux qui nous ont précédés, mais pour rouvrir des dossiers que l’on tenait pour définitivement « classés » et les confronter aux questionnements et aux cadres interprétatifs du présent. Au-delà de la présentation des contributions réunies dans ce numéro spécial et d’un bilan des enjeux que soulève aujourd’hui l’usage des archives de l’archéologie africaine, quatre fonds relatifs au sud-ouest du Nigéria viennent mettre ces réflexions à l’épreuve du concret : leurs destins documentaires contrastés révélant tout à la fois l’hétérogénéité de tels corpus et la fragilité des fils qui permettent de les retracer. |
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