L’eau à Siğilmāsa (Maroc) : témoins écrits et matériels pour une hydro-histoire du Tāfīlālt (VIIIe-XVe siècles)
Toute société humaine est marquée par l’omniprésence quotidienne de l’eau, que ce soit pour la consommation humaine et animale, les tâches domestiques, l’agriculture, l’industrie ou encore la religion, dont la gestion implique nécessairement de fortes interactions sociales. Les sources écrites attes...
保存先:
| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/afriques, |
|---|---|
| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
Afriques
2020
|
| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Toute société humaine est marquée par l’omniprésence quotidienne de l’eau, que ce soit pour la consommation humaine et animale, les tâches domestiques, l’agriculture, l’industrie ou encore la religion, dont la gestion implique nécessairement de fortes interactions sociales. Les sources écrites attestent notamment que, dans le paysage urbain, les grands travaux hydrauliques participent, pour asseoir leur légitimité et attirer les bonnes grâces des habitants, à la stratégie des pouvoirs politiques, qui jouissent bien souvent de la primeur de ces aménagements. Même lorsque le choix d’implantation d’une ville dépend d’une position stratégique, l’accès à l’eau, en tant que ressource naturelle élémentaire à la vie, demeure essentiel et représente même, dans certains milieux défavorables comme les zones oasiennes, un défi quotidien. Située dans les marges présahariennes du Maroc actuel, l’ancienne cité de Siğilmāsa était considérée comme une plaque tournante du commerce transsaharien entre le viiie et le xve siècle, et une ville entourée par les eaux dans sa représentation symbolique médiévale. Par le biais d’une analyse croisée des sources écrites et des données archéologiques récentes, il s’agira de déceler quelconques manifestations des pouvoirs notamment, dans les investissements matériels alloués aux structures hydrauliques urbaines, pour poser les jalons d’une hydro-histoire de l’oasis du Tāfīlālt. |
|---|